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Aumônerie régionale des prisons

(Fédération Protestante de France) Région de Toulouse – Montpellier

L’Église Réformée de France assure une présence auprès des prisonniers à travers un service d’aumônerie auprès des différentes prisons de la Région.
Le Service de l'aumônerie des prisons fonctionne en France et outre-mer, avec 240 aumôniers, réformés, tziganes, baptistes, luthériens, ainsi que quelques adventistes et pentecôtistes. Ils sont désignés par la Fédération Protestante de France, agréés par l'Administration Pénitentiaire, et nommés par le Ministère de la Justice. L'Administration Pénitentiaire fonctionne à partir des Régions. L'aumônerie s'exerce dans des maisons d'arrêts et des centres de détention.
Pour le territoire ecclésial cela se traduit par une présence dans deux Régions : C.LR. et Sud-Ouest, avec 30 aumôniers, envoyés pour un service particulier : l'accompagnement des détenus. Les adresses des aumôniers étant confidentielles, il faut contacter les aumôniers régionaux. Voir ci-dessous.

Aumônier Régional : Richard DAHAN tél. 04 67 65 70 51
Centre pénitentiaire de Béziers :
– Bertrand BOSC tél. 04 67 98 23 04
Anderson MOUBITANG tél. 04 67 35 10 30
Jean-Jacques SANTIAGO tél. 06 17 04 23 93
Maison d’arrêt de Carcassonne : Jean-Pierre PAIROU tél. 06 18 60 62 52
Centre de détention de Mende : Jeannine PRUNIER tél. 04 66 45 03 48
Maison d'arrêt de Nîmes : Micheline DELORD tél. 04 66 28 18 23
Centre pénitentiaire de Perpignan :
Robert HERIS tél. 04 68 61 45 99
Joseph SOLER tél. 06 72 21 01 41
Maison d'arrêt de Villeneuve-les-Maguelone :
Daniel MUSSEAU tél. 06 14 45 03 52,
Pierre GRACIAS tél. 06 07 30 19 70
Centre de détention de Tarascon : Jean-Christophe MUNOZ tél. 06 61 95 89 60
Brèves
Pourvu que l'été n'ait pas été chaud !

Le premier bilan de la nouvelle prison de Béziers a été transmis aux membres de la commission de surveillance. L'établissement peut s'enorgueillir d'avoir en moins d'un an remplit les cellules à 110% (900 détenus pour 800 places) grâce à 2000 entrées dans la période.
Infrastructures de sécurité, informatiques, c'est le top pour tout, sauf que les bâtiments prennent l'eau par les caves et par les toits à chaque grosse pluie.
Le personnel pénitentiaire de tous grades (hormis l'activité de santé et la gestion hôtelière donc) se compose de 260 agents qui ont postulé de toute la France mais qui peinent à faire équipe. Tensions et flottements en sont les conséquences qui deviennent sources de frustration chez les détenus. Ce n'est pas l'électronique et les caméras qui apportent les réponses à leurs demandes administratives et leurs plaintes.
Certes, je ne l'ai pas lu dans le rapport, mais je crains qu'un malaise assez profond s'ajoute ici au mal-être qui caractérise déjà tout lieu d'enfermement. D'où le rôle décisif que je me donne en visant premièrement l'écoute.
L'art de l'écoute est de pouvoir apaiser sans anesthésier le détenu. Celui-ci est déjà largement drogué avec toute sorte de neuroleptiques dispensés à profusion (26 000 actes médicaux déclarés).
L'aumônier que je suis, n'échappe pas non plus à l'exaspération qu'engendre cette machine à broyer les hommes. Mais il est vrai plus encore que je fais des rencontres qui sont poignantes et édifiantes auprès des détenus. Récemment l'un d'entre eux voulant s'extirper de son enfer comptait que je serai pour lui un surplus de force pour se détourner de la drogue. C'est aussi, au cours de discussions bibliques, la découverte que l'histoire même d'un détenu donne un relief particulier au texte. Ce fut percutant avec la parabole du « gérant habile ».
Sous les dehors pimpants des nouvelles prisons, il reste la prison ; il reste l'aumônier auprès des détenus qui doit faire le lien avec la vie de l'Église ; c'est pourquoi il importe en tout temps d'en être témoin et d'y puiser le soutien.
       Bertrand BOSC