Destins protestants

Le hasard a placé dans mon ascendance plusieurs familles protestantes (le signe de leur appartenance à cette religion est, le plus souvent, leur absence des registres paroissiaux catholiques; il faut alors se fier aux rares registres protestants ou bien aux actes notariés), originaires des principaux foyers réformés existant en France du XVIème au XIXème siècle :

-En Saintonge : entre Rochefort, Saintes et la presqu’île d’Arvert : mon arrière-grand-mère Madeleine COINDREAU , née en 1892 à Marennes, arborait la croix protestante, et la totalité de ses ancêtres, laboureurs, sauniers, « voiliers », charpentiers ou capitaines de navires, appartenaient à la « R.P.R. » (terme ironique, voire méprisant employé à l’époque par les catholiques et signifiant « Religion Prétendue Réformée »).

-En Angoumois, dans la région de La Rochefoucauld, dont les Ducs adoptèrent au XVIème siècle la Réforme et maintinrent un foyer protestant jusqu’au XVIIème siècle : je descends, par Elodie de GAROSTE (1780-1821), des principales familles bourgeoises de cette ville (avec « extension à Verteuil »).

-En Périgord : par mon arrière-arrière-grand-mère Marie de TEYSSIERE, je descends d’un certain nombre de familles nobles, dont un certain nombre avaient embrassé, dès le XVIème siècle, le protestantisme. Certains de ces ancêtres sont les « héros », parfois malheureux, des « Guerres de religion » qui ensanglantèrent et divisèrent profondèment la France.

-En Languedoc, département du Gard, principalement autour de St-Geniès-de-Malgoires et Caveirac (à quelques kilomètres de Nîmes) : mon arrière-arrière-grand-père Jules BOSC-DUCROS , employé au chemin de fer Paris-Lyon-Méditerranée, franc-maçon (et protestant ?), avait des ancêtres protestants sans exception, qui eurent à souffrir de persécutions (les « dragonnades ») à la fin du XVIIème et au début du XVIIIème siècle.