Délit de solidarité
Par francois carrel • 7 mai, 2009 • Catégorie: Articles
La constitution garantit la liberté de culte. Mais je pense que cette liberté ne concerne pas seulement la faculté de participer à un culte, le dimanche, une fois par semaine. Celle-ci, personne ne la met en doute.Pour moi qui suis chrétien, cette liberté de culte doit aussi me permettre de vivre ma foi..Or considérer comme un délit le fait de secourir un être humain qui souffre et ainsi m’empêcher d’aider mon prochain, c’est pour moi non seulement une atteinte aux droits de l’homme mais également une entrave à l’exercice de ma religion.En effet, être croyant, ce n’est pas seulement adhérer intellectuellement à des vérités de foi mais c’est aussi mettre ses actes en conformité avec sa croyance..
Or que m’est-il demandé au risque d’être taxé d’hypocrite ou de pharisien ?
Une solidarité, une fraternité sans faille avec tout être humain, quelle que soit sa nationalité, sa couleur de peau, son revenu, avec ou sans papier, français ou étranger …
A toutes les pages de la Bible, je trouve cet appel :
« Brise les chaînes injustes, délivre ceux qu’on opprime, mets fin à tout esclavage, partage ton pain avec celui qui a faim, préoccupe-toi du malheureux sans abri et ne te détourne pas de ton prochain » ( Isaïe, 58, 6-7)
« Celui qui dit qu’il aime Dieu et qui n’aime pas son frère est un menteur » ( Épître de Jean, 4,20)
A la fin de la parabole du « Bon Samaritain », le Christ me dit :« Va et fais de même« , c’est à dire : » va secourir tous les blessés, laissés pour compte au bord de la route. »
« La foi sans les œuvres est une foi morte » (Épître de Jacques 2,14).
Le service du prochain fait donc partie intégrante de ma foi.
L’entraver d’une façon ou d’une autre est alors pour moi une atteinte à ma « liberté de culte. »
Comme c’est aussi une atteinte aux droits de l’homme, puisque je pourrai être condamné pour non-assistance à personne en danger.
Que signifie une loi qui vous oblige à commettre une infraction ?
Jean Marie Delcourt (09/04/09)




